3) 21/08/20-- : Étretat

Sms de Mathilde à 01h30 après l’avoir déposée en taxi :

- Merci Thierry bonne nuit et à demain.

- Elle ne connaissait pas encore mon vrai prénom. Sur ce site, je me nomme Thierry ainsi que dans mon milieu professionnel -

J’ai choisi un surnom occidental après mes études universitaires en rentrant la vie active.

Si j’ai choisi un surnom c’est parce que d’une part, personnes ne retenait mon prénom d’origine du premier coup car rare et d’autre part, je n’aimais pas qu’on me pose dès la première question, d’où je venais! Ainsi avec un prénom occidental je me noyais dans la masse et je m’intégrais un peu plus dans la société. –

Le lendemain matin en quittant mon domicile, je lui envoie un message : 7h30 

- Je quitte chez moi. À toute.

7h55, devant chez elle :

- Ding, ding, dong, t’es réveillée?

Je suis à la station de taxi.

Sans répondre à mes sms, je la vois arriver vers ma voiture. Elle portait une robe manche courte en coton bleu marine boutonnée sur le devant, un foulard à fleurs rouges et marines au coup, un petit sac et des tongs de couleur argent aux pieds. Elle était rayonnante!

Elle m’a dit qu’elle avait eu du mal à s’endormir hier soir et avait constamment peur de ne pas pouvoir se réveiller à l’heure. Mais elle était là, bien à l’heure!

On a ainsi pris la route sous un ciel bas et gris. J’avais regardé la météo qui annonçait un temps ensoleillé à partir de 10, 11h. J’étais déçu de voir ce ciel gris et j’avais peur que la météo se trompe.

Mathilde me disait que de toutes façons ce n’était pas grave même si le soleil ne serait pas au rendez-vous. L’essentiel était notre journée ensemble et la visite d’Etretat et notre recherche de cette fameuse porte sur le tableau de Gustave Courbet.

La route était dégagée sans aucun trafic. Malgré notre différence d’âge, on arrivait bien à discuter ensemble tout au long de la route. Pour une fois, la météo avait raison! Plus on s’approchait de notre destination, plus le ciel se dégageait et le soleil faisait timidement son apparition comme un rideau qui se lève sur une scène de théâtre. Quand on est arrivé à Etretat vers 11h, le soleil était bien présent. Un soleil généreux et bien lumineux. Une belle journée nous attendait!

J’avais amené pour l’escalade de la falaise, une paire de basquets et pour la mer, une serviette et mon maillot de bain.

Mathilde était venue telle que j’ai dit à savoir avec une paire de tong, un foulard et son sac. J’avais oublié de lui dire qu’elle devait prévoir une paire de chaussure de marche pour monter. Mais elle s’en fichait de monter avec ses tongs.

Par erreur, on a commencé notre montée par une petite route pour les voitures et non pas par le chemin prévu pour les piétons. Sur cette route, on était les seuls à monter à pied.

Pour ramener la discussion sur mes origines et mon âge et surtout le baiser que je demandais pour la réponse, je lui ai dit qu’en haut des falaises, il y a une église, et beaucoup de couples s’embrassaient devant car, cela portait bonheur!

Elle a souri en sachant très bien que je plaisantais. Une minute après alors qu’on faisait une pause sur cette route en regardant la mer, je me suis tourné vers elle, je l’ai prise dans mes bras et je l’ai embrassée! Un moment inoubliable!

Ce premier baiser a duré 2 à 3 minutes. On avait, l’un comme l’autre, du mal à se séparer. Elle m’a demandé pourquoi maintenant et non pas hier ? J’ai répondu que je ne voulais pas me précipiter et aller trop vite. Elle était étonnée mais en même temps, elle trouvait mon attente très bien! Elle était visiblement très touchée et ravie qu’enfin j’avais franchi le pas. Tout comme moi! - J'ai su, un peu plus tard, qu'elle était également attirée par moi, dès hier devant le musée d'Orsay. Elle m'a dit qu'en me voyant de loin avec ma chemise blanche, elle s’est dite "pourvu que ce soit lui!" -

À partir de cet instant, on ne s’est plus lâché. On était collé l’un à l’autre en se tenant par la main en s’embrassant presqu’à chaque pas. Malgré le monde qui nous entourait, on se sentait seul. Rien que nous deux! On était très câlin l’un en vers l’autre et on aimait ça.

Notre visite en haut des falaises a duré plusieurs heures. On ne voyait pas le temps passer. On s’est même couché pendant un long moment, sur l’herbe l’un dans les bras de l’autre.

Le temps passait sans qu’on pense à manger. On n’avait pas faim. Elle avait même complètement oublié ses premières questions à savoir mes origines et mon âge!

Le temps se rafraîchissait par un léger vent et finalement vers 15h, on a décidé de descendre et aller au bord de mer.

Moi, je voulais rentrer dans l’eau et nager un peu alors que pour elle c’était hors de question car elle avait trouvé l’eau très froide après avoir trempé ses pieds.

C’est vrai que l’eau était fraîche. Mais malgré ça, j’ai mis mon maillot et j’y suis allé. La première minute était très dure, le temps que mon corps s’adapte à la fraîcheur de l’eau.

J’ai fait deux allez et retour qui ont durés une vingtaine de minutes.

En sortant, je me suis séché puis on s’est allongé au soleil. Je me chauffais à la fois par le soleil mais surtout par elle et ses bras qui m’entouraient.

On est resté ainsi à la plage jusqu’au couché de soleil. On commençait à avoir un peu faim. Je l’ai invité au resto. Il était 21h. Je tremblais de l’intérieur et je n’arrivais pas à me réchauffer. Visiblement j’étais resté un peu trop longtemps dans l’eau.

Durant ce dîner, je craignais à chaque instant qu’elle me repose ses questions. Et finalement, le moment de vérité est arrivé! Elle m’a redemandé "alors maintenant tu vas pouvoir me dire tes origines et ton âge"! Je l’ai regardé dans les yeux et avec un léger sourire, je lui ai dit qu’au risque de ne plus la revoir après cette magnifique journée, j’allais lui répondre.

D’abord, je lui ai parlé de mes origines. Je lui ai dit qu’hélas, je ne suis pas toujours fier de ça car mon pays natal, à juste titre, a une très mauvaise image à l’extérieur car une dictature sans pitié y règne avec des menaces sur la paix régionale et même peut être mondiale. Je l’observais profondément pour connaître sa réaction sur cette information et mon pays natal.

Elle m’a dit, comme je l’espérais, que ceci n’avait aucune importance pour elle et que je ne devais pas en avoir honte.

Ravi de cette première étape, je me lance sur sa deuxième question, mon âge!

Je lui ai demandé de le deviner et, comme je m’y attendais, elle m’a donné entre 38 et 42 ans. - comme presque tout le monde car il est vrai que je ne fais pas mon âge. - Je lui ai dit que, j’en avais bien plus. J’avais 52 ans et dans deux mois, en octobre, j’allais avoir 53!

Elle m’a regardé pendant quelques secondes et m’a dit que je ne les fais pas du tout et de toutes façons elle s’en fichait totalement! Elle avait l’air sincère, mais j’avais du mal à la croire. 

Le père d'Omar Sharif avait donc raison! Dans de telles conditions, il vaut mieux dire nos origines et notre âge après le premier baiser!

Ce soir-là, nous n’avons plus parlé de ces questions. Il était 23h30 et on a décidé de rentrer sur Paris.

Le lendemain, moi, je partais pour une semaine à faire l’ascension du Mont-blanc et c’était ma dernière semaine des vacances. Durant cette journée, je lui disais que c’était dommage qu’on ne se s’ait pas rencontré plus tôt car avant de me décider d’aller faire cette ascension, je voulais partir à Venise mais j’avais changé d’avis car aller à Venise seul ne m’enchantait guère. Donc si on s’était connu plus tôt, on serait parti pour une semaine à Venise. Une ville que j’ai déjà visitée et que j’adore.

L’idée que je n’allais pas la voir durant toute une semaine m’attristait surtout après cette journée inoubliable qu’on venait de passer ensemble.

Durant le trajet du retour, on se demandait, ce qu’on allait faire une fois arrivé à Paris. Est ce que l’un de nous allait chez l’autre pour passer la nuit? Finalement, elle a décidé que chacun restait chez soi et je n’ai pas insisté.

Pour ma part, je devais rentrer chez moi car je partais pour le Mont-blanc le lendemain matin et je n’avais pas fait mon bagage et pour elle c’était difficile de venir chez moi à cause de mon départ tôt dans la matinée.

Pour nous consoler, on se disait sans arrêt "la frustration c’est bon".

Je l’ai déposée chez elle vers 1h30. On s’est quitté ainsi avec beaucoup de regret!

Avant arriver chez moi, j’ai reçu le sms suivant :

- Romantisme, douceurs, bonheur et désir définissent bien notre journée passée tous les deux. Je ne peux que te remercier pour ces délicieux moments, sincèrement. Tu es adorable, doux et surprenant. Merci. Je t avoue que j’aurais beaucoup aimé passer la nuit avec toi, sans doute aurait été le reflet de cette journée. Je regrette presque d avoir refusé mais c est ainsi...

En lisant son sms une fois chez moi, je n'ai pas su comment interpréter la fin de son sms "mais c'est ainsi". Comme une affirmation ou comme un regret?

Je lui réponds :

- Que dire d'autre à part, fait des beaux rêves.

Voici mon email au cas où : paris09fr@yahoo.fr

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