7) 06 & 07/09/20-- : 1ère rupture !

Lundi 6 Septembre

Vers 8h45 :

- Allez, on ouvre ses petits yeux. j espère que tu as mieux dormi que moi. Je te glisse tous mes plus tendres baisers dans ton petit cou...

- Ouiiiiii des bisous dans le coup....mais pas dans l'oreille car je suis déjà dans le métro. Je suis désolé que t'as mal dormi. Passe une belle journée. Bisous par tout.

Ce matin-là, je partais dans un salon professionnel.

Vers 15h30 :

- J'ai fini ce que je devais faire aujourd'hui. Je vais à la maison pour faire une sieste. mmmm. Dommage seul. J'espère que tu vas bien toi. Pensées.

- Fait un gros dodo.

Quelle chance.

Tu ne vas pas au salon?

- Tout est fait. Deux salons ça suffit.

Viens faire la sieste avec moi.

- Si tu savais?

- Quoi????

- Envie de dodo!

- Pas de moi. Pffff

- Si, si, très.

- Alors je t'attends! Aucune excuse n'est acceptée!

- Je travaille. Bonne excuse, non??????

- Monsieur a dit AUCUNE excuse.

Vers 16h :

- A défaut de te manger toi, je vais manger ton plat avec des saucisses.

- Mhmmmmmmm

- C'est bon mmmmmmmm

- Tu me manques

Vers 18h :

- Je viens de me réveiller.

Que fais tu ce soir?

- Oh petit ange tu étais fatigué!!!!

Suis dans le métro fatiguée

La sieste était bonne?

- Très bonne. Je n’arrive pas à me lever. Je te veux à coté de moi!

- Tu me manques

- Appelle-moi une fois que tu rentres

Pensées....érotiques

- Je ne peux assouvir tes désirs

Une fois chez elle, elle m’appelle et décide de venir chez moi.

- Ca ne capte pas tes MSG

- Ne prépare rien surtout nous nous ferons livrer 

- Viens sans penser à tous ca. Tu prendras un bain pour te détendre.

- Suis déjà dans le métro finalement car j avais peur de m endormir chez moi. Le métro est full c l horreur. J ai définitivement pris ma décision pour un scoot. Je t embrasse tendrement

Elle arrive finalement chez moi et pour se détendre, on prend un bain ensemble!

Un moment….délicieux!  

Mardi 7 Septembre

Ce matin-là, le métro parisien était en grève! J’avais décidé de partir au bureau par un Vélib (Vélo en libre-service de la mairie de Paris) et elle devait prendre le bus.

On quitte mon appartement ensemble. Je l’accompagne jusqu’à la station du bus. Le prochain n’était pas annoncé et il y avait beaucoup de monde qui attendaient. Pour ma part, je n’étais pas sûr non plus de trouver un vélo car les jours de grèves, ils sont pris d’assaut! A ma grande surprise, dans la première station de vélo, j’en vois plein!  

Vers 8h30 :

- Y a plein de vélo. Nananeroooo

- Sniff

Vers 8h35 :

- Y a plein de bus  Nananereuuuuuuuh

- Pffff

Vers 9h :

- Moi je suis arrivé. Nananeroooo

- Tu me manques

- Déjà?? Vide ta tête et ne pense plus. Tendresses

- Ok, c'est fini. Je penses plus à toi

- Bravo

Vers 11h :

- Mais c'est vrai qu'elle ne pense plus à moi!!!

- Je le savais que ça n'aller pas durer! Grrrr

- Je suis en train de m'emballer je crois

- Quoi dire à ça? Mais on est dans une phase de réflexion. Non?

Elle devait passer près de mon bureau ce jour-là!

- Si tu viens dans le marais, on peut peut-être déjeuner ensemble? 

- J ai rdv chez médecin ce midi. ça aurait été avec plaisir

- Ah oui, c'est vrai. Bisoussssssss

- Vous savez que vous me perturbez Mlle? Vous êtes avec moi à chaque second. Que faire????

- Mmmmmmhhhh

- Je ne quitte plus ton gilet (Un gilet en cachemire que je lui avais donné pour aller à son bureau car il faisait frais ce matin-là.)

- Moi, j'ai rien de toi. Snif beaucoup

Vers 12h :

- Rdv terminé. Je vais visiter un appart dans le 18e

- Comme ça? D'un coup, tu vas visiter un appart? Mais moi, je suis dans le 20ème!

- Attention, je me rapproche de toi.

- Mmmmmmmm

- Je vais manger Jap.

- Quel provocateur!

- Un jour j'ai ouvert les yeux

Ce jour j'ai vu un soleil

Un soleil qui éblouit

Un soleil qui envahit

 

Un jour, j'ai ouvert les yeux

Ce jour, j'ai vu un soleil

Un soleil que je ne croyais plus

Un soleil que je ne voyais plus...          

…/…

Vers 13h30 :

- Yupiiiiii j'ai trouvé le sac que je cherchais. Re-yupiiiiii. 

- Yupiiiiiiii

- Copieuse

- Quelle bande de con ces -----

- Hahaha. Qu'est ce qui t'arrive?

- Encore un pb avec ces -----.

- T'es dans le cartier?

- Je pars de ton quartier. J’ai rendez-vous dans 30 min

- Grrrrr on aurait pu boire un verre. Bonne soirée

Durant cette journée j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer sur mon travail. Je pensais sans cesse à elle et ce qu’allait devenir cette relation pour laquelle je ne pouvais voir aucun avenir. À part, mon problème d’âge, j’avais un autre problème et qui était de taille. Mon échec professionnel!

Sans entrer dans les détails, je dois dire quelques mots à ce sujet, qui a longtemps empoisonné ma vie.
À 29 ans, j’ai créé mon entreprise dans le prêt-à-porter. Après huit années d’activité, elle n’a pas résisté à la crise économique qui a suivi la guerre du Golfe en 1991. Pour tenter de la sauver, j’ai contracté deux emprunts importants, hypothéquant notre maison ainsi que celle de mes beaux-parents.

Lorsque j’ai finalement dû déposer le bilan en 1992, je me suis retrouvé endetté de plus de 600 000 €. J’avais promis à mes beaux-parents et à ma femme qu’on ne perdrait jamais les maisons, et je me suis battu pour tenir cette promesse — un véritable combat de pot de terre contre pot de fer, ou de David contre Goliath.

Après ce long combat, j’ai tenu parole et ai sauvé les maisons et réussi à réduire la dette à 150 000 €, une somme qui restait malgré tout colossale pour moi.

Après ma séparation avec ma femme en mars 2010, mes charges fixes avaient considérablement augmenté. Plus les mois passaient, plus j’avais du mal à finir le mois. Dans un désespoir total, j’ai "tiré ma dernière cartouche" en envoyant un courrier simple à la banque, en leur expliquant ma séparation et mes problèmes financiers, sans aucune menace cette fois. Je leur ai demandé d’annuler purement et simplement toutes mes dettes restantes car dans quelques mois, j’allais être dans l’incapacité totale de les assumer. J’ai essayé, dans ce courrier, de leur faire admettre que j’avais assez payé et qu’il n’était pas juste de payer ainsi sur une si logue période des dettes liées à une entreprise et non pas des dettes personnelles.

Ce problème était bien sûr constamment présent dans mon esprit. A chaque fois que je voulais me projeter dans l’avenir avec Mathilde, ces dettes m’empêchaient! Je ne voyais pas quel avenir je pouvais lui offrir. Ces pensées me minaient.

Le dimanche 5 septembre, durant notre premier week-end, en sortant se promener tous les deux dans Paris, j’étais très préoccupé. Je voulais le lui dire mais je ne savais pas comment aborder ce sujet. Avoir des dettes n’est pas glorifiant! J’avais honte. Cette dette était une énorme faiblesse pour moi et je déteste me sentir faible. Je me disais également que peut être c’était trop tôt de lui dire tout ceci.

J’avoue j’étais totalement perdu. Mais comme à son habitude, elle avait comprit que quelque chose n’allait pas. Alors qu’on buvait des jus d’orange en terrasse d’un café, elle m’a demandé ce qui n’allait pas!

Avec beaucoup d’hésitation, je lui ai raconté l’histoire de mes dettes. Mais une nouvelle fois, après avoir écouté mon histoire, elle m’a répondu qu’elle s’enfichait totalement, que l’argent ne l’intéressait pas du tout.

Rien, n’avait d’importance pour elle! Ni mes origines, ni mon âge et là ni même mes dettes. Elle était bien avec moi et c'est tout ce qui comptait pour elle! J’avais du mal à la croire. Enfin si, mais, je pensais qu’elle voit l’instant présent et ne faisait aucune projection sur l’avenir. Pour ma part, la différence d’âge et surtout ces dettes, étaient des points non négligeables dans la construction d’une vie.

Voilà, ce mardi 7 septembre, entre la joie de l’instant présent et la noirceur de l’avenir, je passais constamment par des hauts et des bas. J'ai décidé de lui écrire et exprimer mes peurs!

Le soir en sortant du bureau vers 18h30, j’avais rendez vous avec elle  juste pour 5 à 10min. Elle était dans le quartier et avait un rendez-vous après. J’étais ravi de la voir. Je lui ai dit que toute la journée, j’étais dans les montagnes russe avec des hauts et des bas. Je lui ai dit que je lui avais envoyé un mail juste avant de quitter le bureau.

Tout ceci était dit d’une manière très légère. Donc elle ne devinait pas la gravité de ce que j’avais écrit dans ce mail. Arrivé au métro, on s’est longuement embrassé avant de se séparer.

 Mail, 18 :15 

Objet : Haut et bas

Toute la journée, j'ai passé par des phases totalement opposées! Parfois, j’étais sur un petit nuage avec tes pensées plein la tête et aussitôt, la réalité des choses venait me frapper au visage et je revenais sur terre en chute libre!

Ces réalités hélas bien réelles m'empêchent de voir loin. Il y a une question qui me hante à savoir "que puis-je t'apporter" ?  C'est toujours la même réponse qui me vient : " RIEN"!

Est-ce que je peux t'apporter ma jeunesse ? La réponse est non!

Est-ce que je peux additionner mes rêves aux tiens ? La réponse est non!

Est-ce que je peux t'apporter une stabilité matérielle pour l'avenir ? La réponse est non!

Est-ce que je peux t'apporter un horizon dégagé de tous nuage ? La réponse est encore non!

Etc, etc...

Si je me pose toutes ces questions, c'est que je sens qu'on est sur un terrain glissant vers un point de non retour. Avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'on ne s'attache l'un à l'autre, il faut que tu te poses toutes ces questions à tête froide.

J'aimerai que tu prennes conscience de cette situation qu'à part, peut être mon "physique" et mes bonnes attentions, je ne peux rien t'apporter de concret. On ne doit pas se cacher la face! Et toi encore moins. 

A ton âge, tu dois avoir des rêves plein la tête.  Des rêves totalement normaux et légitimes. Je me sens ou plus exactement, je SUIS impuissant devant ces rêves.

Tu dois construire ta vie avec quelqu'un qui sera à la hauteur de tes rêves.

Des rêves pour toi, pour tes futures enfants, pour ta future famille.

Réfléchi à tous ceci et on en parlera, si tu veux bien,  de vive voix la prochaine fois qu'on se verra. Ok ?

Comme tu sais, jacques Séguéla a dit que si à 50 ans, on n’a pas un Rolex, on a raté sa vie. J'ai bientôt 53 ans et je n'ai pas de Rolex! CQFD

En lui envoyant ce mail, en lui disant toutes ces réalités sur mes faiblesses, je voulais qu’elle prenne conscience que ces points n’étaient pas négligeables dans la construction d’une vie.

Mais à part ceci, je voulais surtout la provoquer et voir l’intensité de ses sentiments pour moi. Je voulais qu’elle me donne l’assurance qu’elle voulait rester avec moi malgré mes points faibles. Je voulais avoir l’assurance que ses sentiments étaient plus forts et que rien ne pourrait les ébranler. Je voulais qu’elle m’assure que c’était ma personne qui l’importait et rien d’autre. J’avais besoin de cette assurance pour me libérer de tous doutes sur notre avenir.

Mais, également, je voulais me protéger de toute souffrance dans l’avenir. J’allais l’aimer à la  folie. Je le savais. J’étais intimement sûr de ceci. Je savais que si elle me quittait plus tard, j’allais être totalement détruit. C’est pour quoi, s’il devait y avoir une rupture, il fallait qu’elle survienne au plus vite.

Mail : 19:00

Objet : Re: haut et bas

Ce mail me blesse. Depuis le début tu ne crois pas à notre histoire. Tu n’arrives pas à me dire que tu souhaites tout arrêter. Je n’ai que 28 mais, suis déterminée. Oui tu pouvais beaucoup m’apporter mais tu n y crois pas alors je vais le dire à ta place, arrêtons nous là puisque tu le veux.

Je me connais et sais que je vais être mal ces prochaines semaines car je me sentais bien dans notre relation.

Ne sois pas surpris, je ne donnerai plus aucune nouvelle. Cela réduira ma souffrance.

Je t embrasse

Merci

Mathilde

Ps: je comprends d'autant moins cette réaction après tous ces bons moments passés tous les deux. Il y a encore 20 mn.

J’ai lu sa réponse que vers 22h, une fois arrivé chez moi après avoir diné avec une amie.

 Mail : 21:54 

Objet : Re: haut et bas

Tu me réponds à chaud. Tu n'as même pas pris le temps d'y penser.

C'est parce que je suis très bien avec toi que j'ai peur de l'avenir. J'ai peur, oui, terriblement peur.

Plus je m'attache plus j'ai peur pour tous les deux. Peur de ne pas être à la hauteur de tes rêves et peur que tu me quittes un jour pour quelqu'un d'autre.

Tu as certainement raison, je n'ai pas la force de prendre une telle décision.

Je suis dans un paradoxe. Je suis dans une relation que j'ai toujours souhaitée. Mais l'avenir de cette relation me fait peur. Je ne peux pas croire que dans 10 ans, tu seras tjs là à mes cotés. La logique ne me permet pas de le croire. Ça, c'est ma partie égoïste. Mais de l'autre coté, y a toi, ta jeunesse et tes rêves dont je me sens tout petit pour y contribuer.

Je voulais discuter de tous ceci de vive voix mais c'est peut être toi qui as raison. Il faut trancher à vif.

On va être deux à ne pas être bien pendants quelques temps.

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