5) 29 au 31/08/20--

Dimanche 29 Aout

Vers 10h :

- Coucou toi,

Comment c'était le carnaval? J'espère que t'as pas eu un coup de foudre à Notting hill! LOL

- J'ai hâte de te voir!

- Bonjour vous, Pas de coup de foudre à notthing hill. J ai pourtant passé ma nuit à chercher hugh grant. Moi aussi je suis impatiente de te revoir. Tu dois être déjà avec ton petit loulou. Passez une bonne journée. . .

- Je le savais que t'aller chercher Hugh Grant. Grrrr LOL

Je vais voir mon fils vers 13h.

- Si tu n'es pas fatiguée, on pourra se voir ce soir vers 20h chez moi pour diner ensemble? Sinon tjs demain soir.

- Ton invitation me fait vraiment plaisir. Mais je ne veux surtout pas écourter le temps que tu as prévu avec Anatole Je t appelle en arrivant sur Paris. je t embrasse très fort

- Tu n'écourteras rien du tout.

Ok, j'attends ton coup de téléphone. Ciao, ciao

- Toujours dans le train mais en france. Une petite envie de dormir apparait mais une grande envie de te voir aussi. . . J espère que ton apm se passe bien!

Mon portable va s éteindre car plus de batterie. Don t Worry be happy!

- Ici il fait gris et très frais. J'attends de tes nouvelles.

Arrivée vers Paris, elle m’appelle et on se donne rendez-vous près de chez moi, à la place Gambetta.

- Suis très en retard. Je ne suis pas fière mais ma copine est repassée chez moi. Je suis dans le métro.

- je serai la dans 25 min place gambetta. Des bisous là là là là et là (pour me faire pardonner)

- Tu me définiras avec des mots exacts tous ces là là là là et surtout là. Ou encore mieux, tu les feras pour de vrai. je t'attends.

Sors à la sortie Pl Gambetta

- Je pensais sortir à champs elysées! Lol oui monsieur je sortirai place gambetta. . .

- LOL

- 7 min d attente à père lachaise, ça je n y suis pour rien dis? Ah il arrive!

- T'en fais pas, je suis devant la sortie dans la tempête.

J’étais impatient de la retrouver. Mon cœur battait fort. Comme si c’était notre premier rendez-vous. En faite, oui, c’était notre premier rendez-vous en tête-à-tête. Elle venait chez moi! Elle allait passer la nuit avec moi! Mais, cette idée m’angoissait.

– Avant de rencontrer ma femme, j’avais eu deux ou trois relations très courtes. Je l’ai connue six mois après mon arrivée en France. On a vécu 30 ans ensemble. Durant les 25 premières années, je lui ai été totalement fidèle. Jusqu’au jour où j’ai rencontré, durant un voyage professionnel à l’étranger, Monica. Une jeune femme pétillante et très attachante avec son fort accent et ses erreurs de français et ses inventions de mots!

La première nuit passée avec elle, je n’ai pas pu "assurer" mon rôle d’homme! Au début, tout se passait bien. Mais soudain, la pensée de ma femme et l’idée que je suis en train de la tromper m’est venue à l’esprit et en espace d’un instant, j’ai perdu tout pouvoir sur moi. J’avais honte. C’était la première fois que je me trouvais dans un tel état qui était très humiliant et même angoissant.

On a attendu un peu pour que je puisse me calmer mais, rien n’y a fait et le lendemain, je repartais pour la France sans avoir eu une seconde chance. Je suis resté avec cet échec bien en mémoire! Fort heureusement, j’ai gardé contact avec Monica et les fois suivantes quand j’y suis retourné (Pendant 4 ou 5 voyages) j’ai pu me rattraper mais toujours avec une grosse angoisse de revivre le même problème.

Cet échec me hantait toujours. J’avais peur que cette nuit-là, avec Mathilde, j’allais être de nouveau incapable d’être un "homme". Je ressentais une énorme pression en moi.

Quand je l’ai vu sortir du métro, j’étais aux anges. Je l’ai retrouvée enfin après une semaine. Elle était éblouissante. Je me sentais fier de l’avoir à mes côtés. Je voulais crier ma joie. Je voulais que tout le monde sache à quel point, j’étais heureux à cet instant.

– C’était la deuxième fois que je m’étais séparé de ma femme. Il n’y avait plus rien entre nous. On vivait comme frère et sœur, comme deux personnes qui cohabitaient sous le même toit. On ne se touchait plus. Autant moi, j’avais toujours des besoins, autant elle, non! Elle le revendiquait même. C’est comme ça! Elle ne pouvait pas et ne voulait pas se forcer.

Pendant une bonne quinzaine d’années, au début de notre relation, on faisait l’amour 5 à 6 fois par semaine. Mais les dernières années, si on en faisait une fois dans l’année (Eh oui, dans l’année) c’était déjà beaucoup!

Ma première séparation était décidée à la suite de ma rencontre avec Monica. Cette rencontre m’a permis de me rendre compte que je n’étais pas heureux dans ma vie de couple. J’ai vu et j’ai senti qu’une autre vie était possible. Une vie qui pouvait me permettre de sentir mon cœur battre de nouveau. J’avais besoin de me sentir "vivant".

Cette première séparation n’a duré que 8 mois. Durant ces mois, je me sentais très culpabilisé, vis-à-vis d’elle et de mon fils. Culpabilisé de l’avoir laissée seule après 25 ans de vie commune. La pression de cette culpabilité était énorme car dans notre vie, on a traversé des moments très difficiles après un échec professionnel (J’en parlerai un peu plus loin). Des difficultés auxquelles peu de couples résistent. Elle a toujours était présente à mes côtés. Elle m’a toujours soutenu dans ces moments psychologiquement très difficiles. Peu de femmes acceptent de telles difficultés. Bien des femmes auraient jeté l’éponge en se séparant. Pour toutes ces raisons, le poids de la culpabilité était très important.

J’avais trouvé un studio tout proche de mon ancienne maison en banlieue parisienne. Je voulais être tout proche de mon fils pour qu’il puisse me voir à chaque fois qu’il le souhaitait. Mais cette proximité et cette vie en banlieue, ne m’ont pas permis de faire des sorties et donc de rencontrer d’autres personnes. Mon fils, à chaque occasion, me faisait comprendre qu’il n’était pas heureux et qu’il voulait que j’y retourne. Finalement au bout de 8 mois, j’ai fait demi-tour. Nous avons discuté, moi et ma femme pour qu’on puisse chacun faire un pas vers l’autre afin de réussir ce nouveau départ.

Nos efforts ont porté leurs fruits mais au bout de deux ans, la routine s’est de nouveau installée et nous nous sommes éloignés de plus en plus au fil des mois et des années.

L’idée de prendre une nouvelle décision de séparation me tourmentait mais, une telle décision était au-dessus de mes forces!

Durant deux ans, je vivais comme un "zombi". J’avais accepté que, je finirai ma vie comme ceci aux côtés de ma femme. Mais un jour, alors que je me trouvais chez mes parents dans mon pays natal, je suis tombé sur une photo de mes parents et moi. Cette photo datée de 1980. Une photo prise en France durant leur premier voyage pour me rendre visite.

Quand, j’ai regardé cette photo, soudain, j’ai pris ma décision! Je devais me séparer à nouveau!

J’ai vu sur cette photo mes parents qu’ils avaient l’âge que j’avais ce jour-là à savoir environ 53 ans.

Au jour d’aujourd’hui, 30 ans après la prise de cette photo, j’ai déjà perdu mon père, il y a deux ans, et ma mère est très proche de la fin. Ces 30 ans sont passés avec la rapidité d’un éclair. Je me suis dit donc, dans les meilleurs des cas, il ne me reste plus que 30 ans à vivre qui vont passer comme un battement de cil. Je devais partir. Je devais trouver une autre vie dans laquelle je pourrais vibrer, sentir de nouveau le sang couler dans mes veines, sentir enfin mon cœur battre!

Un an après, je suis partie de chez moi, le 22 mars 2010 en m’installant cette fois dans Paris à une heure de transport de chez elle et mon fils. Je vois mon fils deux week-end par mois et à peu près, la moitié des vacances scolaires.

J’y vais dormir parfois là-bas pour être avec lui durant les voyages professionnels de mon ex quand elle est obligée de dormir en province.

Mon fils, plus grand et beaucoup plus philosophe, a mieux accepté cette nouvelle séparation même s’il en souffre. J’en suis sûr! –

Il était 20h quand j’ai vu Mathilde sortir du métro. Avant d’aller chez moi, je l’ai invité à dîner dans un resto à Gambetta.

Tous les deux étions ravis de se retrouver. Après dîner, on est finalement rentré chez moi. Il était 22h.

On a passé une première heure très romantique est très belle. On est arrivé au moment où il fallait utiliser cet objet obligatoire en latex.    – Je suis hélas ou heureusement, pas de cette génération de latex. Je déteste cette chose. Elle me coupe tous mes effets. J’ai eu le même problème avec Monica. C’était aussi à cause de cet objet que j’avais perdu ma virilité –

Bien sûr, ça n’a pas raté, l’idée de le mettre et de revivre un nouvel échec, m’a complétant paralysé. Je ne savais pas quoi faire. Je lui disais que je n’aime pas la capote car je n’en ai jamais utilisé et que ça me coupait tous mes effets. Je lui disais que j’étais sûr à un million de pourcent sur ma santé. Et elle, elle a dit qu’elle aussi est sûre d’elle. Donc elle m’a demandé d’oublier la capote!!! Ainsi on s’est mutuellement fait confiance. Mais mon problème persistait. La pression que j’avais en moi m’empêchait de me détendre.

Croyez-moi, quand une telle situation arrive à la première rencontre, c’est très et même extrêmement humiliant pour un homme.

Je ne savais pas où me mettre. Je ne savais pas quoi dire. Je transpirais à grosse goutte en me cachant les yeux.  On attendait ce moment depuis 10 jours et voilà que j’étais incapable d’assumer mon rôle!!!!

Dans ces moments de détresse immense que je vivais, elle a été d’une douceur, d’un calme, d’un réconfort que je n’oublierais jamais. Elle a réussi à me calmer sans que je sente la moindre attitude ironique chez elle. Je ne la remercierais jamais assez.

Une fois que j’avais retrouvé mon calme, j’ai pris une douche et là, les choses se sont bien passées. J’ai passé une nuit inoubliable!

Durant cette nuit, on a discuté aussi de notre différence d’âge. Pour elle ça n’avait aucune importance alors que pour moi, c’était un point que je ne pouvais pas le prendre à la légère. Je voulais me projeter dans l’avenir, mais cette différence, en toute logique, me l’empêchait.

Je lui ai dit qu’il faut bien réfléchir sur ce point. Qu’on devait prendre du recul pour y penser.

Le lendemain, je reprenais le travail alors qu’elle non. Je l’ai laissée chez moi et je suis parti au bureau vers 8h30 ce 30 août.

Lundi 30 Aout

Vers 11h30 :

- Coucou-je pars seulement de chez toi. j espère que ton 1er jour se passe comme tu le souhaites. Merci pour tous ces bons moments. Mathilde

- Passe une très bonne journée. Ici tout se passe bien merci.

Gros bisous

Vers 16h :

-Je suis au cinéma. J hésite à sortir-le film est nul.

- Décidément! Fait attention à tes choix. LOL. Bizzzz

Vers 18h :

- Comment te sens-tu ce soir?

- Comme quelqu'un qui attends quelqu'un.

- Surprise de cette réponse. Très surprise.

Je confirme qu il faut que je fasse attention à mes choix. Mais ce n était de toutes façons pas une bonne journée pour moi.

- Appelle-moi quand tu peux

- Bahman (Mon prénom d’origine), tu m as dit hier que tu souhaitais prendre de la distance car tu es sceptique concernant notre relation. Je n ai cessé de penser à toi et de me rappeler tes propos toute la journée. Difficile pour moi aujourd’hui. Je respecte donc ton choix. Réfléchis…je pense beaucoup à toi. Je t embrasse

- Appelle-moi

Finalement elle m’a appelé et j’ai pu lui expliquer que ma demande de réflexion ne signifiait pas de ne pas avoir de contact ni d’arrêter de se voir.

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